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Actualités

Une précarité choisie : le volontariat.

La France et ses passions… Après la campagne et la victoire du Non au sujet de la Constitution européenne, qui fut, rappelons-le, majoritairement le fait des « jeunes » (- de 30 ans), c’était en mai 2005 ; après le feu dans les banlieues à l’automne, voici les étudiants qui « se mobilisent » au printemps 2006 contre le CPE.

Un maître-mot - qui est dans toutes les bouches - semble expliquer cette révolte : la précarité. La peur, l’angoisse de ne pas avoir d’emploi stable et durable et grâce à celui-ci accès aux crédits bancaires, sésames de la société de consommation. Métro-boulot-dodo : ce qui constituait le repoussoir d’une certaine jeunesse serait aujourd’hui l’ambition secrète, voire le rêve du plus grand nombre ?
« En mai 68, les jeunes contestataires crachaient sur la société de consommation. Les jeunes d’aujourd’hui rêvent d’y accéder » lit-on sous des plumes autorisées. Le philosophe et enseignant Jean-Claude Michéa, lui, poussait déjà en 1999 la réflexion jusque dans le politiquement incorrect : « Avons-nous affaire, comme le veut l’interprétation dominante, à de jeunes militants civiques, révoltés par le peu de place et de considération que le système capitaliste réserve à la culture et aux êtres humains ? Ou ne sont-ils déjà, au contraire, pour un nombre croissant d’entre eux, que de simples consommateurs, difficiles et chicaniers, essentiellement désireux d’obtenir au meilleur prix les marchandises que le système propose, voire, pour certains, soucieux surtout de la qualité de l’emballage ?». Rupture ?

La tradition bien établie voulait que « les voyages forment la jeunesse ». Du Tour d’Europe des étudiants de la Renaissance, du Tour de France des « Compagnons», le Tour des pétrins du jeune boulanger « se faisant la main » en changeant d’employeur tous les deux ans, le Tour des pépinières d’entreprise du jeune diplômé cherchant une plus-value professionnelle en organisant sa migration, bref tous ceux qui profitaient de leur jeunesse (un statut précaire s’il en est puisque les biologistes nous ont appris que le corps commençaient son vieillissement à 25 ans) pour « faire des expériences » et « apprendre à connaître le monde », ces temps seraient révolus ? Tous les jeunes n’aspireraient qu’au CDI et aux crédits revolving ?

Nous n’y croyons pas. Ce serait d’ailleurs dommage car c’est justement ce à quoi nous travaillons, nous ICE, en organisant, depuis 1988, ce qui n’est rien d’autre qu’une forme de précarité choisie : le volontariat. Par le biais du volontariat nous donnons la chance d’effectuer en même temps un « CDD » et un …« CPEE »(Contrat Première Expérience à l’Etranger) ! En passant une année hors de leur culture d’origine, les jeunes prennent une initiative courageuse, celle de faire un break dans leur cursus scolaire et universitaire, celle de quitter le cadre familial. Ils choisissent librement de partir vers des horizons inconnus : téméraire précarité.

Mais le volontariat, dans son esprit, se veut plus que cela. Plus qu’un voyage initiatique, plus qu’un « egotrip », il est un service volontaire. Un service, cela signifie qu’on se met à disposition d’un projet. Qu’il soit social, culturel ou environnemental, le volontaire met son énergie, ses idées, sa différence « au service » de l’association initiatrice du projet qui l’accueille. Ce qui caractérise le volontariat c’est qu’il est désintéressé. Au centre du dispositif, ne se situe pas en premier plan le projet personnel du volontaire, mais le projet humain et associatif dans lequel il s’inscrit.

Le service volontaire implique un minimum de confiance et de foi en l’homme. Il est une forme de don dans le cadre d’un échange où l’argent ne joue qu’un rôle symbolique. En tant que tel il s’inscrit en dehors des mécanismes du marché, des lois du capitalisme, de la société de consommation. Un don de soi, de son temps. Une généreuse précarité, en somme.

Que tous ceux et toutes celles qui se reconnaissent dans cet esprit n’hésitent pas à nous soumettre leur candidature !

Bernard Klein
Président



Nouveau ! Nouveau ! Nouveau !

ICE développe avec ses partenaires un réseau d’écovolontaires européens en France à partir de septembre 2006.
L’année de volontariat écologique permet d’expérimenter concrètement, dès maintenant, une Europe plus sensible aux problématiques environnementales en s’engageant de manière active.
Les projets sont vastes et touchent les différents domaines de l’écologie, de la protection de la nature et de l’environnement ou du développement durable (protection des espèces - faune et flore - et de leurs habitats, agriculture biologique, viticulture organique, énergies nouvelles et renouvelables, éducation à l’environnement,…).
Les sites d’accueil sont des établissements public et des associations travaillant dans le domaine de l’écologie, de la protection de la nature et de l’environnement ou du développement durable : centres d’éducation à l’environnement, fermes pédagogiques ou bio, réserves naturelles, parcs naturels,… Intéressé ?

Alors n’hésitez pas à télécharger notre brochure disponible au format PDF.

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